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Dordogne et cinéma

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Cinéma Plein Air 2010

TOY STORY 3
Partout en Dordogne cet été en cinéma plein air !!! voir ci-dessous

Produit par Ciné Passion

DEALAND
film réalisé par les Ambassadeurs de Prévention, Erika Laxun et William Qoniou
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... Pour que vivent tous les cinémas Version imprimable Suggérer par mail


Pour les spectateurs, les élus, les responsables associatifs, il y a sans doute quelques étonnements et incompréhensions à assister aux récentes attaques de grands groupes d’exploitation (entre autres Utopia, UGC et MK2) envers les salles de cinéma de proximité.

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A titre d’exemple, pour la Dordogne, sachant que les multiplexes  considèrent que leur zone concurrentielle est de 50 kilomètres autour de leurs multiplexes, il risque de ne pas rester beaucoup de cinémas de proximité non concernés.

 

En France, il est aisé d’aller au cinéma. Deux mille cent trente cinq établissements accueillent chaque année près de 200 millions de spectateurs. Jusqu’à présent, le système permettait à tous d’accéder à tous les films, quelque soit son lieu d’habitation. Les grands centres urbains, équipés de multiplexes, cohabitaient avec les mille trois cent quarante salles de proximité (de un à quatre écrans) présentes en banlieue et en milieu rural.

Ce système unique au monde reflétait la notion d’exception culturelle du cinéma. Les salles de proximité œuvrent d’ailleurs à une programmation variée (films d’auteurs et films commerciaux) et effectuent dans leur ensemble un travail considérable sur le jeune public. Ces salles, proches géographiquement et affectivement de leur public, sont des lieux de convivialité, où l’on peut laisser ses enfants en toute confiance. Ce sont plus des lieux de plaisir et de pratiques culturelles collectifs que des lieux basiques de consommation. Ces salles de proximité sont diverses par leur mode de gestion (associatif, municipal, privé) et ont développé de nombreux partenariats avec les collectivités territoriales, leur permettant ainsi d’évoluer dans des zones cinématographiques difficiles.

Que se passe-t-il ?

UGC, MK2 et Utopia, abondamment relayés par des médias et certaines structures professionnelles préparent, dans un silence attentiste du ministère de la Culture et du Centre National de la Cinématographie, une remise en cause du système d’aide et de fonctionnement des salles de cinéma de proximité implantées dans des villes de moins de 20 000 habitants.

Aujourd’hui, le système d’exploitation des salles de cinéma est de moins en moins rentable. Certes, la fréquentation est à un niveau assez élevé si on la compare aux dix dernières années, mais les circuits et les gros indépendants ont réalisé d’importants investissements, croyant qu’il suffirait de faire de belles et bonnes salles de cinéma.

Or, cela ne suffit plus...
Encore faut-il qu’il y ait du désir pour un film et pour la sortie au cinéma.

En douze ans, le parc a été complètement transformé : les cent cinquante multiplexes construits (soit 7 % des lieux) réalisent plus de 50 % des entrées cinéma, mais, dans la même période, la société s’est transformée et les comportements de loisirs ont été bouleversés : développement éclair du DVD, du téléphone portable, d’Internet et du haut débit. Aujourd’hui, quel adolescent renoncera à son abonnement téléphonique de 30 € avec trois heures de communications mensuelles pour acheter une carte de cinéma illimitée à 18 € par mois ?

Face à ces changements de comportement, le cinéma en France campe sur son modèle vieux de trente ans : on sort les films à la douzaine chaque semaine, à raison de cinq séances par jour. Dix vont à la trappe la semaine suivante. Un véritable carnage culturel hebdomadaire. Car, vous l’aurez compris, le problème selon UGC, MK2 ou Utopia, ce sont les salles de proximité qui font de l’ombre aux gros circuits !

Ainsi, les salles de proximité seraient responsables des erreurs stratégiques des circuits, du suréquipement de certaines agglomérations, de leur cécité quant aux changements culturels chez le public, de leur manque de prospective...

Il est sans doute bon de donner quelques repères : parmi les 2135 cinémas de France, près de 1340 (soit plus de 60 % des lieux) sont de proximité et situés dans des communes de moins de 20 000 habitants. Ces salles totalisent 27 % des recettes : c’est dire s’ils mettent en péril le secteur. La raison en est simple : ces salles sont situées là où les grands circuits nationaux n’ont pas voulu s’installer : les zones rurales et les villes de banlieue.

Nous l’affirmons ici clairement : UGC tout d’abord, suivi de peu par MK2 et Utopia, ont mis en marche une véritable remise en cause de la légitimité culturelle du cinéma et de la répartition des missions et des moyens de chacun.

Maintenant un peu de prospective : que va-t-il se passer ?

D’abord, il vaudra mieux habiter en ville qu’à la campagne ou en banlieue. On nous “promet” une nouvelle grille de fonctionnement: finies les sorties nationales et l’accès aux films porteurs grands publics et art et essai pour les salles de proximité en zone de concurrence. Sachant que les multiplexes  considèrent que leur zone concurrentielle est de 50 kilomètres autour de leurs multiplexes, il risque de ne pas rester beaucoup de cinémas de proximité non concernés.

Les personnes âgées et les adolescents n’auront plus qu’à prendre le bus ou leur mobylette pour aller dans le multiplexe en bordure de rocade ou au coeur de la ville-préfecture pour voir Un Secret ou La vengeance dans la peau.

Ce serait le niveau zéro de la politique de refuser la mixité sociale, la mixité territoriale au nom d’intérêts économiques particuliers.

Ce serait oublier qu’il y a régulièrement des émeutes en banlieue, des populations désespérées face à la désertification de leur territoire de vie et que ce n’est sans doute pas le meilleur moment de saper, de critiquer et de fragiliser les rares lieux culturels relativement accessibles à la population.

Si, au nom de l’encadrement de la  concurrence, la règle de l’exception culturelle est remise en cause pour l’exploitation cinématographique, alors c’est la grande majorité de lieux cinématographiques de proximité ouverts tous les jours dans mille trois cent quarante communes de France, qui est menacée de fermeture.

le réseau Ciné-Passion en Périgord

cinéma Lux-Louis Delluc, le Buisson de Cadouin
cinéma Vox, Montignac
cinéma le Lascaux, Montpon-Ménestérol
cinéma Notre-Dame, Mussidan
cinéma le Club, la Roche-Chalais
cinéma Louis Delluc, Nontron
cinéma Max Linder, Ribérac
cinéma la Fabrique, Saint-Astier
cinéma le Roc, Terrasson
cinéma le Clair, Thiviers

circuit itinérant “Et si on allait au ciné ?...”
Hautefort, Excideuil, Savignac-les-Eglises, Neuvic sur l’Isle,  Clairvivre, Villamblard, Tocane-St-Âpre,Bourdeilles, Rouffignac, Villefranche du Périgord, Saint-Saud Lacoussière, Julihac le Grand, Mareuil sur Belle, Brantôme

 

 
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